Pour ce 8ème épisode du feuilleton et avant d’aller plus loin, il a paru intéressant de répondre à trois questions, souvent posées de façon pressante, au sujet de la campagne off Colibris, qui démarrera à l’automne prochain :
I - Quelles sont les valeurs fortes de cette campagne présidentielle off ?
II - Quelles sont concrètement les actions et pratiques actuelles qui vont dans le bon sens ?
III - Comment ce changement de paradigme (de fondement, de fondation), dont il est souvent question, peut-il s’exprimer selon les divers grands domaines ?
Les réponses sont extraites du site colibri, déjà évoqué à plusieurs reprises :
I- Quelles sont les valeurs fortes de cette campagne présidentielle off ?
Au-delà de la charte, dix axes résument bien la spécificité de cette approche :
1. Il est indispensable de changer de paradigme de société,
2. La société c’est moi et je suis la société. C’est mon changement qui détermine le changement du monde,
3. Nous sommes tous liés et interdépendants,
4. L’autonomie est l’un des fondements de la liberté,
5. L’éducation est le ferment de notre rapport à nous-mêmes, aux autres et à la nature,
6. L’avenir est dans le génie de la simplicité, l’élégance de la sobriété,
7. Small is beautiful,
8. La coopération est la condition incontournable du changement,
9. Le territoire est le lieu d’action privilégié pour amorcer la transformation,
10. La joie est notre bien suprême.
II - Quelles sont concrètement les actions et pratiques actuelles qui vont dans le bon sens ?
AGRICULTURE : Permaculture, agroécologie, agriculture biodynamique,
HABITAT / URBANISME : Éco-habitats, éco-quartiers, villages et villes,
ÉDUCATION : Méthodes Montessori, Steiner, Freinet, interdiction de toute violence éducative et particulièrement de la violence éducative ordinaire,
ÉCONOMIE : Économie et monnaies locales, monnaies libres, entrepreneuriat social,
GOUVERNANCE : Sociocratie, Holacratie, CNV, Techniques d’intelligence collective (Forum Ouvert, World Café…)
ÉNERGIE : Autonomie énergétique par les énergies renouvelables, sobriété énergétique.
III - Comment ce changement de paradigme peut-il s’exprimer selon les divers grands domaines ?
1-ÉCONOMIE (vieux monde)
Économie mondialisée, globalisée, hors-sol ; Argent, monnaie comme une fin ; Monnaies bancaires ;
Système fondé sur la dette et la mise en dépendance des populations.
ÉCONOMIE (monde nouveau)
Économies locales reliées ; Argent, monnaie comme un moyen ; Monnaies libres, « le peuple bat monnaie » ;
Système fondé sur l’autonomie des populations et la liberté d’échanger les richesses.
2-ORGANISATION SOCIALE (vieux monde)
Modèles pyramidaux, "top down" ; Pouvoir centralisé, concentré ; Segmentation / sectorisation ;
(Séparation corps-esprit, mental-émotionnel-spirituel, hyper-spécialisation).
ORGANISATION SOCIALE (monde nouveau)
Modèles en réseaux, "bottom up" ; Pouvoir partagé, réparti ;
Unité / pensée et actions holistiques (Recherche de la complémentarité, polyvalence, interdépendance…) ;
3-RELATION À LA NATURE (vieux monde)
Nature comme un gisement ; L’humain est extérieur à la nature et la domine.
RELATION À LA NATURE (monde nouveau)
Nature comme une richesse ; L’humain est nature et dépend d’elle.
4-VALEURS (vieux monde)
Individualisme ; Dépendance ; Monoculture / uniformisation ; Compétition.
VALEURS (monde nouveau)
Partage, générosité ; Autonomie / interdépendance ; Polyculture / Diversité ; Coopération.
5-ÉNERGIE (vieux monde)
Dépendance aux énergies fossiles et aux grands groupes.
ÉNERGIE (monde nouveau)
Autonomies locales, régionales fondées sur les énergies renouvelables, autonomie des moyens de production et de distribution.
6-AGRICULTURE (vieux monde)
Agriculture industrielle, mondialisée, fondée sur le pétrole et la pétrochimie, monoculture, OGM, semences brevetées, patrimoine génétique pauvre ;
De moins en moins de paysans sur des exploitations de plus en plus grandes.
AGRICULTURE (monde nouveau)
Agriculture paysanne, agroécologique, locale, fondée sur le savoir agronomique ;
Semences anciennes, libres, patrimoine génétique riche ;
De plus en plus de paysans sur beaucoup de petites exploitations en polyculture.
7-MÉDECINE (vieux monde)
Médecine allopathique, chimique, d’urgence, basée sur une approche mécaniste de la santé.
MÉDECINE(monde nouveau)
Médecine globale (naturopathie, homéopathie, allopathie), basée sur la prévention et une approche holistique de la santé.
A bientôt.
mardi 9 août 2011
103ème : 8-CC3B Esquisse du programme COLIBRIS
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Jacques
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vendredi 5 août 2011
102ème : 7-CC3B Connaissances, transmissions et démocratie dans les trois mondes.
Préalable :
Salut ami lecteur, je t’accueille avec joie car j’écris pour toi, qui as atterri sur ce blog, par hasard, par « aiguillage », par sympathie ou par habitude. Un minimum d’explications s’impose : 7-CC3B signifie qu’il s’agit du 7ème épisode d’un feuilleton, intitulé « Campagne (présidentielle) Colibris, du 3ème type, en Béarn ». Aussi, si je peux me permettre et si tu souhaitais mieux comprendre, tu pourrais survoler les six épisodes précédents.
Ce blog reprend huit années d’émissions radios mensuelles de 2002 à 2009, puis une bonne année 2010 de jachère et depuis 2011 l’ouverture de ce feuilleton CC3B en totale continuité et cohérence, qui poursuit les mêmes objectifs que mon émission radio « Regards du Sud », sous-titrée « Comment construire, tous ensemble, un monde plus fraternel ? ». Donc, de fait et à posteriori, ces émissions radio se révèlent être une première phase de cette campagne Colibris. Avant de fréquenter intensément l’ami Pierre Rabhi à partir de 2006 et de participer activement à la construction du Mouvement Colibris, qu’il a initié, j’avais ainsi exprimé les objectifs de mon émission-projet, lors d’une « spéciale anniversaire » :
-élargir notre regard pour mieux connaître notre monde,
-rendre hommage, en citant leurs propos souvent visionnaires, à ceux qui ont apporté leur énergie ou même donné leur vie pour un monde plus solidaire,
-informer sur les expérimentations porteuses, ici et ailleurs,
-partager aussi la chance que j’ai eue et tout ce que la vie m’a appris au cours des années,
-fournir une grille d’analyses de l’actualité ainsi qu’un cadre de références pour enrichir les opinions et les actions de chacun,
-donner des pistes pour faciliter l’engagement de chacun dans ce projet vital et pour multiplier le nombre de ceux qui partagent cette espérance,
-apporter de la confiance, du sens, de l’espoir, en particulier aux jeunes, dans notre monde actuel souvent désespérant.

Connaissances, transmissions et démocratie dans les trois mondes.
Les trois mondes : il est très important, à mes yeux, de faire référence à tel ou tel monde, de savoir dans quel monde on se situe (les trois mondes ont été détaillés au 4ème épisode CC3B), car chaque monde a sa propre cohérence (sa logique, sa sémantique, son paradigme, …) et c’est une excellente grille d’analyses quotidiennes de l’actualité. Quand on est obsédé par la « croissance », on sait qu’on est dans le vieux monde, parce qu’on sait également qu’une croissance illimitée dans un monde limité est folie mortifère ; dualité de mondes et dualité de mots associés : le vieux monde (profit illimité, la démesure, l’inconscience, procès d’intention, concurrence/compétitivité, individualisme, folie, l’Avoir…) opposé au nouveau monde (l’Homme et la Nature, la mesure, la conscience, crédit d’intention, émulation/coopération, solidarité, sagesse, l’Etre…). Il va de soi que les trois termes (connaissances, transmissions, démocratie) sont très dépendants aussi du monde référencé 1er, 2ème ou 3ème type.
Les trois images/textes ci-dessus illustrent bien ces trois mondes : 1-individualisme forcené, 2-transition (désobéissance civile, peuples), 3-reliance salvatrice.
Connaissances : l’expérience de vie, de toute vie, riche progressivement de connaissances accumulées, d’expériences réussies ou non, est une mine d’or globalement ignorée. « Qu’est ce que je veux faire de ma vie ?» se transmute progressivement, avec l’âge, en « qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ? » : la question change de nature selon le poids des ans. De la même façon, « Comment ai-je acquis des connaissances pertinentes (tous azimuts) ? » et plus globalement « Comment me suis-je construit ? » est une question qui suppose déjà un petit cheminement de vie et qui dépend de chacun.
Pour ma part, le senior que je suis, a eu la chance d’avoir de tous temps, une grosse énergie positive, de l’enthousiasme, de la curiosité pour tout, de l’amour pour l’humain, une liberté de penser, de la joie à apprendre, j’ai passé beaucoup de temps à étudier, à chercher aussi, j’ai fait de longues études et parallèlement j’ai vécu pleinement dans les projets, les rencontres, les initiatives, les multiples engagements,… j’ai appris de mille façons : les études bien sûr pour une petite part, les engagements associatifs en particulier, les enfants, les handicapés, le sport, les arts, les lectures, les chantiers multiples, les voyages, le jeu, les fêtes, la vie d’abord. J’ai surtout appris à trouver les meilleures solutions aux problèmes posés, en créant si nécessaire les concepts et les méthodes qui n’existaient pas, en animant des équipes, en pilotant des projets, en assurant des formations si nécessaire. J’ai eu la chance d’être né dans la « sobriété heureuse » et d’être toujours resté dans cet esprit, sans goût particulier du pouvoir, mais avec un goût immodéré des autres.
La vie est passage de l’implicite à l’explicite : nos actes, nos pensées, nos tranches de vie sont les pièces d’un puzzle qui se rend progressivement lisible. J’ai eu la chance d’avoir pu vivre dans les trois mondes à la fois (souvent dans l’incompréhension, mais est-ce important ?), notamment en entreprise, en exploitant les marges de manœuvres dont je disposais, démontrant de multiples fois que la meilleure solution, même pour le vieux monde, était de fonctionner humain, en respectant infiniment chaque homme et en lui permettant d’exprimer tout son potentiel. J’ai toujours aimé « l’autonomie cohérente, solidaire et créative ».

Transmissions : « Comment construire tous ensemble un monde plus fraternel ? » Pendant quatre ans, tous les mois, j’ai transpiré sur cette question, (re)découvrant la fécondité du « travail de la pensée ». Pour faire bref deux réponses à apporter à deux constats majeurs :
1-l’absence de liens sur l’Essentiel, comme je l’ai exprimé dans le 5ème épisode CC3B. Le prochain épisode détaillera, en réponse, le concept opérationnel de « Collectif Informel de Reliance » que j’ai lancé dernièrement au festival d’Emmaüs-Lescar et qu’il faut que j’explicite encore. Dans l’image-texte ci-dessus, que je pourrais appeler « la reliance salvatrice », Edgar Morin définit exactement à quoi ce collectif doit répondre en s’appuyant sur ce qu’il appelle « le vivier du futur »,
2-une défaillance dramatique de la transmission tous azimuts (connaissances, méthodes,…), entre générations notamment. Lors du 5ème épisode CC3B, j’avais cité le Pacte civique, qui fait suite à un appel lancé par trois personnes « un appel à penser, agir, et vivre autrement en démocratie pour inventer un futur désirable par tous » Edgar Morin, Stéphane Hessel, Claude Alphandery , tous les trois nonagénaires en 2012. On pourrait rajouter d’autres nonagénaires de choc : Emile Poulat, Raymond Aubrac, Joseph Moingt,…
Cette mode des « nonagénaires » exprime positivement la nouvelle écoute des anciens, qui répond à cette lourde défaillance de transmission. J’ai l’impression qu’il y a un gaspillage énorme. En étant sexagénaire, il me semble que je transmets 5 à 10% de ce qu’il me paraîtrait pertinent de transmettre, et en voyant ces grands anciens, je me sens gamin, en ressentant qu’il y a un manque énorme d’outils pour cette transmission, mais nous avons quelques idées, notamment avec le « jeu du journaliste », qui pourrait être complémentaire de l’approche « forum ouvert ».
Démocratie :
Deux très courtes remarques pour exprimer la question, sans saturer les neurones :
1-la démocratie a probablement besoin d’adaptations lors de mutations importantes de monde comme actuellement. Une citation de Margaret Mead, extraite du DVD « Villes en transition », exprime indirectement cette idée : « Ne doutez pas qu’une poignée de citoyens, conscients et engagés, puisse changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé ». Il faudrait aussi parler de la « masse critique » d’Edgar Morin, …
2-la parole des anciens, riches de leurs milliers de rencontres, d’expériences, de projets réalisés, …est particulièrement précieuse. Comment la prendre en compte dans nos démocraties ?
Merci pour la lecture. La prochaine fois, le thème sera le « Collectif Informel de Reliance », en relation étroite avec le "Collectif Climat de Pau", qui est un dynamique "Collectif de transition" auquel j'appartiens également. J’ai encore du boulot, mais pas d’échéance imposée à la différence de mes huit années de radio. Salut amical à tous.
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Jacques
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lundi 25 juillet 2011
101ème : 6-CC3B La honte des crises alimentaires
Crises alimentaires en Somalie, ailleurs et peut-être bientôt chez nous, si nous continuons à ne pas écouter ceux qui, partout de par le monde, ont expérimenté les solutions et SAVENT.
Que de mensonges en la matière, que de scandales : j'ai honte de ma génération qui est totalement irresponsable là et souvent ailleurs. Aujourd'hui, on sait régler le problème de la faim dans le monde.
( si cela ne marche pas, copier/coller http://www.colibris-lemouvement.org/index.php/TH/Comprendre/node_732 )
Fin 2008, j'étais parti trois semaines au Mali et au Burkina Faso avec un objectif résumé ainsi : "Manger Propre, Boire Potable et Vivre Humain", en mettant en relation, de façon informelle, quatre réseaux en France et là-bas (1-Colibris/Terre et Humanisme, 2-Eau Vive, 3-CCFD, 4-Emmaüs Lescar-Pau et l'AIDMR). Le compte-rendu de ce voyage fait partie des deux dernières émissions radio enregistrées début 2009 et peut être lu et écouté sur ce blog.
Mobilisons-nous, ici dans nos villages en Béarn et ailleurs. CHICHE.
PS : savez-vous qu'avant 2001, 4% des terres agricoles aux USA étaient destinées aux biocarburants, aujourd'hui c'est plus de 50%, ce qui a fait dire à un éditorialiste "Manger ou conduire : il faut choisir".
Savez-vous aussi que les terres agricoles du continent africain sont dépecées et vendues aux pays étrangers, assassinant ainsi les populations du pays.
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Jacques
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jeudi 21 juillet 2011
100ème : 5-CC3B La VOIE estivale
Une courte intro : au cœur de l’été, il est parfois plus facile de relâcher l’infernale pression du temps pour prendre un peu de recul, en flânant ou lisant un bel ouvrage. Aussi je vous proposerai un ouvrage d’Edgar Morin, sans perdre de vue notre sujet.
Ce 5ème épisode CC3B sera centré sur le LIEN SOCIAL et se composera donc d’extraits de trois origines différentes : Colibris national, colibris Béarn (mon grain de sel) et l’Au-delà de Colibris (« La Voie » d’Edgar Morin aujourd’hui).
-Rappelons qu’il y aura une campagne présidentielle COLIBRIS OFF, qui démarrera en octobre prochain,
-Rappelons que sur nos territoires, nous sommes tous candidats (à la présidentielle et quotidiennement) pour transformer nos territoires. C’est à ce titre que le correspondant colibris en Béarn que je suis, se sent moralement obligé d’animer localement cette campagne présidentielle Off. C’est avec plaisir que je le ferai, car « mon grain de sel » s’est déjà écrit aux trois quart, au cours de mes huit années d’émissions radio (quasi Colibris) mémorisées dans ce présent blog, avec la lancinante question « Comment construire tous ensemble un monde plus fraternel ? »,
-Rappelons aussi qu’Edgar Morin a lancé un appel avec Stéphane Hessel, Claude Alphandery, Jean-Baptiste de Foucauld à la base du PACTE CIVIQUE : « un appel à penser, agir et vivre autrement en démocratie pour inventer un futur désirable par tous » avec quatre mots-directeurs CREATIVITE, SOBRIETE, JUSTICE et FRATERNITE. Colibris est en grande proximité avec le pacte civique, ses composantes et ses instigateurs. Edgar Morin a aussi lancé un vibrant appel ainsi formulé : Colibris de toutes plumes, unissez-vous !
I-COLIBRIS national
1-Extraits de Colibri national (projet TNT « Transformons Nos Territoires ») : Nous croyons fermement qu’une profonde mutation écologique et humaine de la société est nécessaire pour assurer un avenir viable à notre planète et à nos enfants.
Après deux ans de travail, et plusieurs centaines d’interventions de terrain, nous pensons que :
Cette mutation se construira « par le bas », par l’action conjuguée d’élus, d’entrepreneurs, de citoyens sur leur territoire, à une échelle où ces personnes peuvent être pleinement impliquées dans la gouvernance de leurs lieux de vie (quartiers, villages, villes, etc.) et mesurer les répercussions de leurs actions.
Nous avons besoin de construire une vision positive, réaliste et désirable de ce que pourrait être le futur. Nous ne pouvons nous contenter de poser un constat, il est nécessaire de tracer des voies vers d’autres modèles, de dessiner un projet crédible auquel chacun peut participer
Le problème vient bien moins d’un déficit de solutions que d’un déficit de coopération, de coordination et d’organisation des acteurs. L’enjeu est aujourd'hui de créer un mouvement social puissant et uni, prêt à se saisir des solutions existantes et à agir dans une même direction.
2-Extraits infos nationales Colibris :
…Comment pouvons-nous aujourd’hui reprendre un tant soit peu de pouvoir sur des systèmes qui nous entraînent mécaniquement vers l’abîme, le plus souvent contre notre volonté ? Au delà de l’indifférence, de la résignation, de la révolte stérile, que pouvons-nous faire ?
Résister et construire. Systématiquement refuser de collaborer à des projets qui vont contre nos valeurs, nous rassembler, donner de la voix, descendre dans les rues lorsque cela est nécessaire. Et, parallèlement, construire l’avenir. Reprendre en main la politique dans notre vie de tous les jours. Faire nos choix en conscience, dans l’intention d’orienter la société. Ce que nous achetons, ce que nous mangeons, les activités que nous pratiquons, personnellement et professionnellement. Nous réunir, nous organiser et commencer à transformer les lieux où nous habitons.
(complément de ma part : sur le Béarn, CoCliPau (Collectif Climat de Pau) a une mission assez voisine)
II-Mon GRAIN de SEL PERSONNEL (Colibris Béarn) :
Voilà déjà quelques années que j’avais exprimé le petit grain de sel suivant, sur le LIEN SOCIAL :
Mon idée-phare : « Se Relier sur l’Essentiel » grâce à un réseau de « Traits d’Union ».
Mon analyse : à la lumière de mes pratiques, engagements et recherches depuis très longtemps, ma conviction, qui s’appuie sur la trilogie « Ethique, Méthodes, Responsabilités », peut se résumer en un constat double et quatre principes :
le constat est, d’une part > 0 que presque tous les hommes (90% au moins) et institutions partagent l’Essentiel, à savoir que les besoins fondamentaux de chacun doivent être assurés (se nourrir, s’habiller, se loger, se soigner, s’instruire,…) que le monde doit être plus humain, plus solidaire. Et dans mes diverses interventions, j’exprimais que le plus beau projet politique, à mes yeux, était la charte Terre et Humanisme, que j’ai complétée par d’autres textes, notamment la « Déclaration des Peuples », au contre-sommet de Copenhague.
Le constat est d’autre part <0 span="">0> hélas < 0, qu’au-delà de cet Essentiel, il y avait souvent et de plus en plus de (gué)guerres, crises, incompréhensions, malentendus, énervements liés à nos vécus, nos caractères, nos comportements différents, nos intérêts, nos egos, nos étroitesses d’esprit.
<0 actuelle="" br="" constat="" de="" depuis="" des="" du="" expliquer="" la="" lustres.="" me="" para="" plan="" situation="" t="" te="">Quant aux principes découlant de ce constat,
le 1er est de « fédérer sur l’Essentiel », sur la charte, sur cette déclaration des peuples. Et, toujours commencer par dire et redire qu’on partage l’essentiel et que le reste est second par rapport à cet essentiel.
Le 2ème principe est de « s’appuyer sur le présent et sur l’existant », car le monde nouveau, que nous souhaitons, existe partout et dans tous les domaines, disséminé et à l’état d’échantillon.
Le 3ème principe est de « s’enrichir de nos différences ». Comme dit Boris Cyrulnik, on a toutes les raisons de se faire la guerre, on peut choisir de faire la paix.
Le 4ème principe est de « mettre en synergie nos réseaux », car des énergies isolées énormes sont mises en œuvre partout, qu’il faut absolument relier pour faire nombre, motiver, essaimer et avoir un poids Politique significatif. Faire, à partir d’innombrables gouttes d’eau, des ruisseaux et des fleuves d’humanité.
III-AU-DELA de COLIBRIS
La lecture proposée est « La VOIE », d’Edgar Morin, chez Fayard (février 2011). Le sous-titre est explicite « Pour l’avenir de l’humanité ». J’ai lu, relu, disséqué cet ouvrage. J’ai beaucoup aimé, j’ai appris des choses et j’ai été stupéfait de découvrir très souvent des idées que j’avais modestement développées dans mes émissions radio ou ailleurs. Quelle jubilation de lire pratiquement les mêmes mots que j’ai écrits et archivés au cours de ma vie, mots émanant d’une personne « autorisée » et reconnue comme Edgar Morin. J’ai seulement regretté la post-conclusion « Au-delà de la voie », qui m’a beaucoup surpris. Aussi, pour vous inciter à le lire, je vous propose quelques extraits (bases de notre campagne locale) en me centrant sur la notion clé du LIEN SOCIAL.
Extraits choisis à dessein :
-Je me sens branché sur le patrimoine planétaire, animé par la religion de ce qui relie, le rejet de ce qui rejette, une solidarité infinie.
-La gigantesque crise planétaire est la crise de l’humanité qui n’arrive pas à accéder à l’humanité.
-La crise des campagnes est une crise de désertification provoquée non seulement par l’importante. concentration urbaine, mais aussi par l’extension des monocultures industrialisées, livrées aux pesticides, privées de vie animale, ainsi que par la dimension concentrationnaire de l’élevage industrialisé, producteur de nourritures dégradées par les hormones et les antibiotiques.
-Le bouillonnement créatif : notre époque devrait être, comme le fut la Renaissance, et plus encore qu’elle, l’occasion d’une reproblématisation généralisée. Tout est à repenser. Tout est à commencer.
Tout, en fait, a déjà commencé, mais sans qu’on le sache. Nous en sommes au stade de préliminaires modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Il existe déjà, sur tous les continents, en toutes les nations, des bouillonnements créatifs, une multitude d’initiatives locales dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique ou existentielle. Mais tout ce qui devrait être relié est dispersé, séparé, compartimenté. Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n’en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier afin d’ouvrir une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la Voie nouvelle, laquelle décomposera la voie que nous suivons et nous dirigera vers l’encore invisible et inconcevable Métamorphose. Le salut a commencé par la base.
-La pensée politique en est au degré zéro. Elle ignore les travaux sur le devenir des sociétés et sur le devenir du monde. « La marche du monde a cessé d’être pensée par la classe politique » dit l’économiste Jean-Luc Gréau. La classe politique se satisfait des rapports d’experts, des statistiques et des sondages. Elle n’a plus de pensée. Elle n’a plus de culture… Elle ignore les sciences humaines. Elle ignore les méthodes qui seraient aptes à concevoir et à traiter la complexité du monde, à lier le local au global, le particulier au général.
-Enfin, donner un sens politique à la qualité de la vie ouvrirait une espérance à une société aujourd’hui privée d’avenir.
-L’entraide, la propension à créer du lien social constituent la seule mais grande richesse des mondes appauvris du Sud… En ressort une idée maîtresse qui pourrait être transposée dans les pays industrialisés et serait valable pour toutes les sociétés humaines : la capacité à créer du lien social est un facteur irremplaçable de la lutte contre l’exclusion.
-Le talon d’Achille du capitalisme, dans une société consommatrice, est dans la conscience et l’organisation des consommateurs.
-Autre défi enfin : notre capacité à développer du lien social, à chercher à faire de nos différences (ethniques, raciales, culturelles, économiques) une richesse et non un appauvrissement.
-Autonomie et communauté. Il s’agit là des deux plus profondes et complémentaires aspirations humaines : celle de l’affirmation du « je » en liberté et responsabilité, et celle de l’intégration à un « nous » qui établit la reliance à autrui en sympathie, amitié, amour. La réforme de vie nous incite à nous inscrire dans des communautés sans rien perdre de notre autonomie…Ainsi qu’il a été dit plus haut, comment espérer le moindre progrès s’il n’est pas lié à un progrès dans la compréhension d’autrui ?
-Tout est à réformer et à transformer. Mais tout a déjà commencé sans qu’on le sache encore. Des myriades d’initiatives fleurissent un peu partout sur la planète. Certes, elles sont souvent ignorées, mais chacune, sur sa voie, apporte reliance et conscience. Travaillons à relier, toujours relier !
-L’espérance semble morte. Les vieilles générations sont désabusées par les fausses promesses et les faux espoirs. Les jeunes générations sont plongées dans le désarroi. Elles se désolent qu’il n’y ait plus de cause à laquelle se vouer, comme celle de notre Résistance durant la Seconde Guerre mondiale… Aujourd’hui la cause est sans équivoque, sublime : il s’agit bel et bien de sauver l’humanité.
-Quand on considère qu’à toutes les époques la majorité des humains sont demeurés moutonniers, soumis, subissant des tâches monotones, voués à la répétition permanente du cycle des naissances et des morts, même s’il ne faut pas oublier que les jeunes, avant d’être des adultes domestiqués, bouillonnent du désir d’aventure : comment ne pas s’étonner et admirer que des Alexandre, Gengis Khan, Tamerlan, Bouddha, Jésus, Paul de Tarse, Mohammed aient changé le cours de l’Histoire, que des minorités aventureuses et aventurières soient allées par-delà les horizons, aient cherché au-delà du visible, au-delà du pensable, et aient entraîné l’humanité dans cette prodigieuse aventure qu’est son histoire ?
Merci Edgar. Un mot de conclusion :
De nombreux atouts sont présents sur le Béarn et tous ceux (quels que soient leurs engagements associatifs, économiques, médiatiques, politiques ou autres) qui sont soucieux de l’avenir de nos enfants, pourront se relier, en conscience, à la campagne (parallèle et complémentaire) Colibris off pour construire le nouveau monde que nous voulons tous, et nous en reparlerons. Un ultime mot, en particulier pour les politiques, et je pense à tous ceux qui se sentent isolés dans leurs missions réelles, en grand écart avec leur vision beaucoup plus large : il s’agit de l’ex vice président des USA, Al Gore, auteur du film « Une vérité qui dérange », qui reconnaissait l’impuissance du politique (du monde actuel) en ces termes : « Le minimum d’actions, de dépenses, d’investissements scientifiquement nécessaires pour combattre le réchauffement de la planète, dépasse largement le maximum politiquement faisable pour ne pas perdre les prochaines élections ». Il est donc indispensable, pour la société civile, de résister si nécessaire mais aussi de construire l’avenir en appuyant tous ceux qui veulent aller dans le bon sens.
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Jacques
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samedi 9 juillet 2011
99ème : 4-CC3B Les Trois mondes
Bizarre, que signifie ce mystérieux code 4-CC3B. Il s’agit, chut, top secret, du 4ème épisode de la Campagne Colibri du 3ème type en Béarn (4-CC3B).
Rappelons que trois mondes sont en chaotique imbrication et que le vrai enjeu de ces présidentielles est de sortir urgemment du « vieux monde ». Un mot de rappel sur les trois mondes :
1-il existe le ''vieux monde'' d’aujourd’hui, le monde de l’Avoir, un monde désespérant, violent, malade et condamné, sans éthique, où la finance est reine et l’homme au service de l’économie, un monde où la fin justifie les moyens, où il s’agit de ''réussir dans la vie'',
2-il existe, partout en échantillons, le ''monde nouveau'' d’après-demain, le monde de l’Etre, un monde d’espoir, apaisé, plus humain et plus fraternel, un monde où les mots clés sont connaissance, émerveillement, foi (en l’Homme et en l’avenir,...) partage et Amour, un monde où l’économie est au service de l’Homme, un monde où il s’agit de ''réussir sa vie'',
3- il existe le monde ''d’entre-deux'', un monde chaotique de transition (20/30 ans), une étape transitoire et incontournable sur le chemin d’entre ces deux mondes. Ce monde est caractérisé par la montée en puissance de la société civile (des peuples…) ainsi que par une désobéissance civile (souhaitée non-violente) liée au grand écart entre les modes de fonctionnement actuels et les aspirations profondes.
Plusieurs dynamiques l’illustrent : le mouvement ''Villes en transition'', le mouvement ''Colibris'' de Pierre Rabhi, les mouvements Slow comme Slow Food,… partageant, chacun à sa façon, des valeurs très voisines.
La campagne présidentielle officielle 2012 IN, devrait être du 1er type, à l’intérieur du vieux monde,
La campagne nationale Colibris OFF, alliée à d’autres multitudes (Pacte civique,...), campagne qui s'annonce exceptionnelle, devrait être du 2ème type, « en transition »,
La campagne locale Colibris OFF a pour ambition, sur un territoire limité, le Béarn, possédant de multiples atouts, d’esquisser ce que pourrait être une campagne présidentielle du 3ème type, en s’appuyant sur l’exceptionnelle biodiversité humaine. C’est une magnifique aventure humaine, en perspective, où la règle de base sera le respect infini de chacun, quel que soit son positionnement actuel. Nous en reparlerons ensemble.
Publié par
Jacques
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jeudi 16 juin 2011
98ème : 3-CC3B Explications du scoop des Présidentielles 2012 :
En octobre 2011, le mouvement Colibri lancera une campagne parallèle (et certainement complémentaire) à la campagne officielle, une véritable campagne « OFF » sur le double thème «Le candidat, c’est nous !» et «Transformons nos Territoires». Il s’agira de proposer une vision positive, constructive et stimulante de l’avenir et d’élaborer des outils pour commencer, dès aujourd’hui, à la concrétiser. "Le candidat c'est vous, c’est nous, c’est toi, c’est moi !". Nous sommes en effet tous candidats à transformer la société, chaque jour, à notre niveau, dans chacun de nos actes. La politique est une affaire quotidienne ! Nous sommes nombreux, individus, associations, … à proposer des initiatives (événements, projets, campagnes...) proches en termes de valeurs, tout en mettant en avant nos sensibilités et nos couleurs. Il est temps de réunir nos énergies pour transformer ensemble nos territoires. Extraits choisis du site Colibri ci-dessous : Les crises culturelles, écologique, économique et sociale que nous traversons, les enjeux auxquels nous sommes confrontés sont sans précédent. La course à la croissance et aux profits illimités épuise les ressources, aliène les personnes, affame les peuples, détruit la biodiversité. L’humanité se trouve à un carrefour. L’interdépendance du vivant étant irrévocable, nous sommes appelés, si nous voulons assurer la pérennité et l’épanouissement de l’espèce humaine sur la planète, à profondément et consciemment changer la vision que nous avons du monde et de la société. Un rappel sur le « Mouvement Colibri, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme » : c’est une plate-forme de rencontres et d’échanges qui s’adresse à tous ceux qui veulent agir, cherchent des solutions concrètes ou développent des alternatives. Le mouvement a été initié en 2006 par Pierre Rabhi et quelques proches, sous la forme d’une association loi 1901. Colibri a l’ambition d’être un accélérateur de transition, en s’appuyant sur la capacité de chacun à changer et à incarner ce changement dans des expériences concrètes et collectives. Sa vocation est d’encourager l’émergence et l’incarnation de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme. Qui sont les colibris (avec la légende du petit colibri)? Transformons nos territoires. A quoi contribuez-vous en devenant colibri ? L’éthique du colibri. (avec les axes forts de la campagne). Bonne lecture.
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Jacques
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mercredi 8 juin 2011
97ème : 2-CC3B Un SCOOP : candidat COLIBRI aux Présidentielles en Béarn
Promis dans quelques jours, je vous parlerai un peu plus de mon programme. Dans l'immédiat, je vous précise uniquement que ma campagne s'exprime dans un cadre éthique défini par la "Charte Colibris, Charte Internationale pour la Terre et l'Humanisme".
A bientôt. Humoristiquement Vôtre. Jacques Mortier Correspondant Béarn Colibris.
PS : je pressens que d'autres candidats Colibris feront prochainement campagne pour donner espoir aux jeunes et avenir à notre humanité.
PPS : si vous partagez les valeurs et l'Essentiel de la charte ci-dessus, n'hésitez pas à la signer, vous donnerez encore plus de SENS à votre vie actuelle.
PPPS: l'image représente les quelques colibris qui ont commencé à se positionner géographiquement sur notre petite planète. En réalité, nous sommes MULTITUDE et nous vous attendons.
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vendredi 22 avril 2011
96ème : 1-CC3B COLIBRIS SOLIDAIRES BEARN
Chers amis, croisés ici ou là, aux hasards de la vie. Connaissez-vous la magnifique légende amérindienne du petit colibri ? Elle illustre le Mouvement Colibris, initié par Pierre Rabhi, pour relier tous ceux qui souhaitent un avenir à nos enfants et à nos petits-enfants et peut se résumer ainsi « Ensemble, créons le monde dans lequel nous voulons vivre ! ».
Pour découvrir cette légende et ce Mouvement Colibris (Mouvement pour la Terre et l’Humanisme), il suffit de survoler la charte COLIBRIS.
Si vous partagez l’Essentiel de cette charte et si vous voulez aller un peu plus loin (c’est gratuit, cela ne prend pas de temps et cela ne peut qu’enrichir de sens votre Vie), je vous invite à la signer.
Dans le même esprit, il existe aussi un vaste réseau social Colibri, riche d’informations, de témoignages et de partages. Correspondant Colibris pour le Béarn, j’ai ouvert le 22 avril 2011 un groupe local Béarn, où je vous invite, vous, vos amis et tous ceux qui le souhaitent, intitulé AMBASSADEURS de la VIE .
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Merci et à très bientôt, je vous informerai régulièrement.
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samedi 12 février 2011
95ème : XI-Viva Argentina

Voilà déjà quelques temps que nous sommes revenus à la maison et la vie a repris son allure de croisière soutenue. Quel voyage extraordinaire qui nous a enchantés du début à la fin, et qui débouchera, sans aucun doute, sur de prochaines rencontres en France. Mon épouse Jackie s’était chargée du « carnet de voyages », dont j’extrais quelques mots, en guise de conclusion provisoire à cette saga Moncla :
« Nous nous sommes donc envolés vers l’Argentine le 20 octobre 2010 pour une durée de trois semaines, après que Jacques ait passé beaucoup de temps à compléter l’arbre généalogique familial dans ses composantes actuelles. C’est ainsi que ce voyage, touristique au départ, est devenu une succession de rencontres familiales avec une soixantaine de cousins, tous plus chaleureux les uns que les autres, essentiellement dans 4 régions d’Argentine : les provinces de Buenos-Aires, de Cordoba, du Chubut (péninsule Valdès) et la ville de Mar del Plata. Grâce à Elio, l’époux de ma cousine Monica, rencontrée pour la 1ère fois il y a 44 ans, qui fut un merveilleux guide, grâce à tous ces cousins que nous avons rencontrés, nous avons découvert un immense pays très attachant, des paysages grandioses, et des étendues que nous avons du mal à imaginer dans notre petite France. Nous sommes revenus enchantés, des images plein la tête et encore tout émus par tant de gentillesse. Mes parents ont été très heureux de nous « récupérer », même s’ils ont été ravis, en notre absence, d’être choyés par nos fils Régis et Olivier.
Que de mercis à distribuer à tous les cousins qui se sont mobilisés pour nous accueillir chez eux, dans leur famille, leur environnement le temps d’un repas ou d’une soirée, ou plus. Ce qui nous a le plus touchés, ce sont leurs remerciements pour être venus à leur rencontre. Ils nous ont dit avec chaleur leur émotion, leur affection, qu’ils nous ont chargé de transmettre aux cousins de France. Bien sûr la généalogie a tenu une grande place dans ces rencontres, avec les six branches de ce grand arbre, rassemblant quelques 500 petites feuilles (300 argentines, 200 françaises)».
Une immersion familiale totale dans ce pays qui est maintenant un peu le nôtre.
Deux images, prises à un siècle d’écart, illustrent ces propos : (en haut) autour de 1913, les trois frères Moncla se retrouvent en Argentine, probablement à Junin, où, à notre tour (ci-dessous), une fête familiale nous réunit le 24 octobre 2010.

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mercredi 6 octobre 2010
94ème : X-Une bien belle histoire : la Saga MONCLA

Ce que nous savons de la famille Moncla émigrée en Argentine.
Cette page est, prioritairement, à l’intention de la famille Moncla. Il n’y a nul secret, seulement le désir de partager, avec tous ses membres, ce que nous avons découvert en cherchant nos origines communes (ci-contre Marie Champagne).
Comme la plupart des 120 000 Basques et Béarnais qui quittèrent la France en direction du Nouveau monde, au 19ème siècle (et parfois avant pour certains), une partie de la famille émigra vers l’Argentine, à Buenos-Aires, Junin… à partir de 1886.
Le couple des ancêtres communs est né en vallée d’Ossau, dans le sud de la France, à quelques kilomètres de la frontière espagnole. Le grand-père, François Moncla (1835-1894) est né dans le village de Bielle. La grand-mère, Marie Champagne (1835-1905) est née à Louvie-Juzon, le village où ils se marièrent le 17 septembre 1857. Les deux villages sont distants de 5 kilomètres, et peut-être François est-il arrivé à Louvie pour apprendre le métier de forgeron. Il habitait déjà à Louvie au moment de son mariage, il est possible, aussi, qu’il soit venu faire son apprentissage dans la famille de sa fiancée.
Ce couple a eu 9 enfants, dont 3 moururent en bas âge. Le fils aîné, Jean-Pierre (1859-1935), l’arrière grand-père de mon épouse, Jackie, fut le seul à ne pas faire le voyage vers le Nouveau Monde. Il s’établit en France, à Gan (entre Pau et Louvie-Juzon). Les 5 autres enfants firent le voyage à la suite de l’unique fille, Marguerite (1866-1963) et de son mari, accompagnés de leur fillette de deux ans et demi, Marie-Louise. Un autre fils, Jean-Casimir (1868-1936) fit le voyage en 1888, mais ce fut le seul qui revint en France définitivement en 1893. Pierre-Sylvain est déjà présent à Junin en 1891. Eloi (1874-1933) partit en 1912 avec son épouse et ses deux enfants. Pour le plus jeune, Jean-Théophile (1876-1940), nous ne savons pas quand il arriva en Argentine.
En résumé, deux branches Moncla (Jean-Pierre et Jean-Casimir) se développèrent en France et quatre en Argentine (Marguerite, Pierre-Sylvain, Eloi et Jean-Théophile). De la génération suivante, les deux filles de Marguerite revinrent définitivement en France aux alentours de l’année 1900, la fille aînée, Marie-Louise, pour accompagner sa jeune sœur Célestine, qui malade mourut rapidement. Rapidement, Marie-Louise se maria en France où elle demeura.
Le plus extraordinaire de cette histoire est que le lien familial franco-argentin fut maintenu, grâce aux enfants d’Eloi, en premier lieu Léon (il fit différents séjours en France avec ses parents pendant la 1ère guerre mondiale, avec sa mère en 1938, avec Lydia son épouse et sa seconde fille Monica en 1966, mon épouse les rencontra alors pour la 1ère fois, et en 1974, quand ils nous rendirent visite pour la dernière fois). Sa sœur, Lily et son mari vinrent aussi en France à plusieurs reprises (à quelles dates ?). Les liens se maintinrent aussi à travers les courriers, par exemple entre Marie-Louise, la fille de Marguerite, et ses frères restés en Argentine. Les quelques courriers retrouvés sont impressionnants et émouvants. Tous disent leur fidélité aux racines béarnaises, le rêve de revenir vers la terre d’origine pour le voyage de leur vie.
L’une des grandes occasions de rencontre fut la venue en Argentine en 1960, de François Moncla (branche Jean-Casimir), alors capitaine de l’équipe de France de rugby. Cette visite resserra les liens quelque peu distendus après la seconde guerre mondiale. Avec le développement des transports, les occasions de rencontres se multiplièrent. En 1992, Lautaro, fils aîné de Monica et Elio nous rendit visite pour la 1ère fois, avant de s’installer à Paris en 2003. L’année 2007 fut l’occasion d’une rencontre avec la famille Diaz-Moncla presque complète (il manquait seulement Nahuel) quand elle revint en Béarn. Une réunion des deux branches françaises (Jean-Pierre et Jean-Casimir) fut organisée par François et Jeannot Moncla (Jean-Casimir), dans un restaurant près de Louvie-Juzon, en l’honneur des représentants de la branche Eloi. Enfin en janvier 2008, notre fils cadet Olivier et sa compagne Laetitia furent merveilleusement accueillis à Buenos-Aires par Monica et Elio et à Junin, par Maria-Clara et Carlos et leurs familles respectives.
« Victimes » d’une conspiration affectueuse à l’occasion de nos 40 ans de mariage, nous partons prochainement vers l’Argentine pendant 3 semaines (du 20 octobre au 10 novembre 2010), expédiés par parents et enfants. C’est aussi pour répondre bien tardivement aux invitations répétées des enfants d’Eloi, Léon et Lily depuis 1966. La priorité sera familiale et touristique. Sur « Facebook », les messages nous permettent, chaque jour, de nous connaître davantage et de découvrir de nombreux cousins. Nous nous adapterons aux circonstances mêlant les rencontres et la découverte du pays, sans oublier que si nous avons 20 ans dans nos têtes, nous avons 64 et 66 ans à l’état civil !!!!...Jackie aimerait découvrir l’artisanat local, moi le ciel austral que je ne connais pas, et les chevaux argentins des « estancias ». Les étapes pourraient être les suivantes : quelques jours autour de la famille de Buenos-Aires (4 ou 5 jours…) et de Junin (2 ou 3 jours…) la péninsule Valdès (3 ou 4 jours, en avion…), la région de Cordoba (4 ou 5 jours en bus...)… Nous ne voulons gêner personne ! Plus tard, nous aurons beaucoup de joie à accueillir tous les cousins qui voyageront vers la terre d’origine.
Autour de notre prochain voyage, c’est une véritable entreprise collective qui s’est organisée, en France et en Argentine. En France, ceux qui se sont mobilisés sont Véronique Moncla pour les photos retrouvées dans la maison familiale de Louvie, Jeannot (frère du « capitaine » François) et nous pour la généalogie et les contacts, Francine, arrière-petite-fille de Marguerite, sans oublier à Paris, Lautaro et Soledad, et la complicité d’Olivier et Laetitia ; à Buenos-Aires, Monica et Elio sont nos correspondants depuis bien longtemps, Mirta à travers ses messages, à Junin, Maria-Clara qui a aussi accueilli nos enfants, à Mar del Plata, Edouardo, qui nous fit la surprise d’apporter toute la branche « Jean-Théophile », depuis longtemps perdue. La branche « Marguerite » devenue Lestorte a la particularité de se diviser en deux petites branches : une en Argentine, et une en France. Il nous manque encore des noms, des prénoms… Il nous faudra compléter l’arbre dans votre pays.
Aujourd’hui, nous pouvons dire que le couple fondateur des grands-parents communs Marie Champagne / François Moncla compte entre 350 et 400 descendants. Une petite-fille du couple, fille de Jean-Théophile, Nelida Rosa Larçabal vit encore à El Calafate, près d’Ushuaïa ; elle est à deux générations du couple initial. En même temps, Camille, notre petite-fille, est l’arrière-petite-fille d’une arrière-petite-fille (Marie, ma belle-mère) de Marie et François Moncla.
(Ci-contre, ma branche aînée Jean-Pierre)
Dans quelques jours, nous allons vivre de merveilleux moments de rencontres. Je souhaite tranquilliser la famille argentine : mon épouse parle bien votre langue ; quant à moi, j’essaierai de vous suivre… De grosses bises à tous les cousins.
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Jacques
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